Art Project

Cityshells

La ville a un flux et reflux qui, tel la mer, abanbonne ses coquilles vides sur ses rivages. Temoins de ce flux, les boites vides abandonnées aux portes des magasins sont comme des coquilles mortes que je récupère, sculpte, puis enduis de porcelaine pour créer des formes nouvelles et organiques.

 

Rainbowls / Bols de pluie

L’utilité première de l’objet céramique était de contenir et préserver. Nous imaginons mal aujourd’hui à quel point l’invention du contenant fut une révolution, en particulier concernant la préservation de l’eau. Rainbowl renoue avec l’ancienne coutume de récolte de l’eau de pluie, en lui donnant une dimension nouvelle. C’est la pluie qui s’imprime dans l’émail et dessine à l’intérieur du contenant.Pièces uniques, signées et numérotées.Ces pièces sont décoratives et ne conviennent pas à un usage alimentaire.

Corps Noirs

Depuis plusieurs années et suite à une tendinite, je suis contrainte de porter une attelle médicale à mon poignet droit. C’est cette expérience qui m’a inspirée ces pièces.

Le projet est tout d’abord né de l’envie de travailler la couleur noire avec la porcelaine. J’ai donc élaboré mes nuances de noir par mélange de la porcelaine et d’oxydes colorants.

Le travail de la technique est mon principal moteur, et j’ai, pour ce projet, choisi de trouver de nouvelles méthodes de travail en utilisant le latex pour mes moulages, et le thermoformage pour donner forme aux pièces. Ce sont tous deux des processus qui sortent des techniques traditionnelles de fabrication d’objets en porcelaine.

Les textures imprimées dans les pièces sont celles de mes mains. Cela donne aux pièces leur aspect de ‘seconde peau’, mais c’est aussi le geste de la guérison par l’imposition des mains que j’ai voulu ainsi révéler.

Porcelaine-café

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un travail de texture dans la porcelaine, texture obtenue grâce au mélange de l’argile et d’une autre matière.

En travaillant le café comme matériau, différentes inspirations sont venues nourrir ma réflexion. Celle-ci porte sur le rapport du café à sa consommation de masse, universelle et banale, mais aussi sur les origines de cette consommation.

Le café est une boisson énergisante que j’associe au stress pour des raisons évidentes : j’y ai recours, comme beaucoup de gens, pour rester productive en des moments de travail intense où l’énergie vient à manquer, c’est à dire en des moments stressants. La caféine est pourtant une substance jouant sur les nerfs et qui, en quelque sorte, rajoute une pression nerveuse.

A cette réflexion sur la toxicité du café s’ajoute une autre sur sa dimension sociale : le café est l’une des boissons les plus consommées dans la société occidentale moderne. On peut en déduire que les situations stressantes se démultiplient autant qu’elles accroissent notre dépendance au café.

J’utilise donc le café comme une métonymie de notre stress collectif, autrement dit comme le symptôme d’un ‘malaise’ occidental. Je tente à travers ce travail d’appliquer le caractère corrosif du contenu au contenant.

 

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